victoire
« Sometimes you win… sometimes you learn… »
pleurs 2

Mes "Mousquetaires" 2011, Mix, Tich,  Max et Jack...
Mes « Mousquetaires » 2011, Mix, Tich,
Max et Jack…

Je nous revois en larmes avec mes « mousquetaires » en 2011 après un titre de champions de brabant « volé » par un club pas réglo et je n’oublierai jamais notre profond désarrois l’an dernier après cette finale du championnat de Belgique perdue par nos couleurs de quelques points… Quelques stupides points, si proches du but après avoir échoué deux années de suite en finale du Brabant… Le sport n’est pas juste parfois. Il est très frustrant. Souvent.

Il faut se rendre à l’évidence, on ne peut pas gagner à tous les coups. Même les plus grands champions ont connu la défaite. Et tant mieux. Car il est bon de se tromper, de commettre des erreurs et de connaître l’échec de temps en temps. Ces défaites sont très importantes et elles deviennent même fertiles à condition que tu le décides. Le problème vient du fait que, dans notre société, notre culture, on n’apprend pas avec sagesse et humilité  à célébrer ses échecs afin d’ainsi cultiver ses erreurs. Tout doit toujours être parfait et il faudrait aller toujours de plus en plus vite. Pour tout. Arrêtons-nous un instant et réfléchissons. Re-créons…

Dans mon bureau, j’ai affiché en grand ces deux phrases criantes de vérité que j’ai envoyées à mes joueurs après nos finales perdues… Elle doivent devenir pour toi aussi tout aussi pertinentes voire percutantes :

« Le succès et la réussite ne sont qu’une série d’échecs glorieux et ne se mesurent jamais qu’à la hauteur à laquelle vous êtes capables de rebondir quand vous croyez toucher le fond. » (Gandhi)

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans jamais perdre son enthousiasme… » (Churchill)

Voici ensuite quelques exemples de ce que l’on peut appeler, selon les termes de Gandhi, des « échecs glorieux » :

  • c’est en se trompant de route que Christophe Colomb a découvert l’Amérique,
  • Thomas Edison, l’inventeur de la lampe électrique prétendait qu’avant de réussir, il avait inventé 10 000 manières de ne pas la créer,
  • avant de devenir président des Etats-Unis, Abraham Lincoln a connu deux grosses faillites et a été battu plus de 7 fois à de précédentes élections,
  • Steven Splielberg a été renvoyé trois fois de la prestigieuse Université de théâtre, film et télévision en Caroline du Sud avant de créer E.T. et devenir le réalisateur le plus prolifique de ces dernières années,
  • J-K Rowling était au chômage et s’est vue refuser son personnage d’Harry Potter par de nombreux éditeurs avant de devenir une des femmes les plus riche et les plus influente de notre époque,
  • il y a peu encore, le « post-it »a été inventé en voulant fabriquer une colle surpuissante,
  • Michaël Jordan, le plus grand joueur de basket de tous les temps, affirmait qu’il avait plus raté de paniers que ce qu’il en avait réussis.

Il y a encore plein d’exemples du genre et je te laisse les découvrir. Fais preuve de créativité…

En réalité, comme le signale si justement Anthony Robbins dans son best seller « Pouvoir illimité », il n’y a jamais d’échecs mais uniquement des résultats à analyser… Voici ma méthode afin d’accepter cela pour de bon.

  • En premier lieu, tu dois, une bonne fois pour toutes, comprendre que ta victoire personnelle est de n’avoir rien (ou très peu…) à te reprocher à la fin de la partie. Si tu t’es donné à fond, si tu as élaboré des stratégies et si tu as essayé de les mettre en pratique, tu es, dès lors, EN ADEQUATION AVEC TOI-MEME, AVEC TON JEU, TA STRATEGIE, TON ENGAGEMENT. C’est le principal atout d’un « progresseur ». Il est là, l’essentiel et non dans la victoire impérative contre l’autre puisque cette victoire, elle n’est pas dépendante EXCLUSIVEMENT de toi. Tu n’en n’es pas seul responsable… Vous êtes deux à convoiter un même objectif.  Tu n’escalades pas une montagne ou ne tentes pas de grimper un col du Tour de France en solitaire, seul face à toi-même…
  • Deuxièmement, tu dois apprendre à accepter et te persuader que, quoi que tu fasses, ce qu’il t’arrive après se produit pour une raison bien précise et doit impérativement te servir. Sache également l’accepter avec un large sourire… Sers-toi donc d’une période plus  chaotique pour vérifier si ton enthousiasme est au beau fixe ou ton physique au top par exemple… Pose-toi les bonnes questions et, si nécessaire, fais-toi aider par ton entraîneur ou un coach… Tu sais aussi comme moi qu’il est même plus difficile de gérer un succès qu’une défaite. Ne dit-on pas qui le plus compliqué de savoir « rester au sommet » que de l’atteindre?
  • Troisièmement, veille à toujours assumer ta large part de responsabilité dans ce qu’il t’arrive. Ni la malchance ni le soleil ni le vent ni tout autre élément extérieur ne peut décider du cours d’un match. Découvre toi-même les points positifs et les points négatifs de ta rencontre. Analyse-les et assume-les avec maturité. Tâche de faire un bilan à la fin de chacun de tes matches. Réalise un carnet de matches dans lequel tu prends note de tes impressions, tu verras comme tout cela est très instructif…
  • Enfin, n’oublie jamais que le tennis est avant tout UN JEU… Apprends à mesurer et évaluer tes priorités… Tu oublieras ainsi ton stress inutile. Tes tensions. Tes émotions négatives… Et tu reprendras du plaisir à JOUER en compétition comme un enfant prend plaisir avec ses jouets des heures durant… En fin de rencontre, si tu as gagné, bravo, et si tu as perdu, demande-toi ce que tu as… appris pour mieux faire et progresser au prochain match… Car n’oublie jamais cette magnifique phrase d’introduction à l’article : « parfois tu gagnes et parfois, tu apprends… ».

victoire 2

Car c’est aussi et surtout dans la défaite que l’on reconnait les vrais « progresseurs ». Action!

Thierry, ton coach