Ta « boîte de secours », le moyen idéal de ne pas sombrer…

mc enroe t (2)Le match parfait n’existe pas. Personne ne peut prétendre réaliser un match sans commettre la moindre faute. C’est le jeu en lui-même qui veut cela. Toi aussi, comme n’importe quel autre joueur, tu es capable de rater une balle « facile », un point « tout fait », une volée ou un smash évident. Personne n’est parfait. Toi non plus. Et tant mieux, car ton tennis ou même ta vie serait bien monotone et vide de sens…

Le problème réside souvent dans la réaction que tu as après une telle erreur. Sais-tu que, directement après une situation difficile (un point facile raté, par exemple…), ton cerveau met deux secondes pour réagir. C’est durant ce très court instant que tout se joue. Ces deux secondes décident de tout. Tout.

Il n’y a que deux réactions possibles bien sûr.

  • Soit tu parviens à avoir une attitude positive et tu t’en sors,
  • soit tu focalises négativement sur ton erreur, tu tombes dans une spirale négative que tu ne connais que trop bien et tu perds (en moyenne…) environ les deux points suivants…

Je ne connais qu’un seul remède miracle qui est aussi celui de la plupart des sportifs du monde, c’est la création de ta propre « boîte de secours » qui te permettra, avant tout, d’apprendre à accepter tes erreurs tout en gardant le sourire et en te persuadant que tu ne les commettras pas une seconde fois, ce qui t’aidera à « rester dans la partie »…

J’aime m’aider d’exemples marquants et celui-ci est de taille. Parce que je l’ai vécu « en direct ».

Quelques jours avant la finale de la Champion’s league 2013 de football entre Dortmund et le Bayern de Munich , j’avais appris en formation que l’attaquant fétiche des « bavarois », le hollandais Arjen Robben, avait pour habitude de fixer le gardien adverse du regard après avoir raté une occasion, ce qui lui redonnait un maximum de confiance et de volonté pour passer outre de son échec.

Alors que le score était de 1-1 à dix minutes de la fin, celui-ci démarre un rien trop tard et arrive juste après le défenseur pour déposer un » ballon facile » au fond des filets et propulser son équipe au commandement. Le regard du Neérlandais fut terrifiant et, devant un tel gros plan, je n’ai pas résisté, fort de mon apprentissage récent, de dire à mon fils Sébastien que Robben se préparait à réaliser quelque chose de formidable… « Papa, arrête, tu n’y connais rien… »

robbenA deux minutes du coup de sifflet final pourtant, le bel Arjen y est allé d’un slalom formidable pour battre le gardien de Dortmund d’une « pichenette » étourdissante. 1-2, le Bayern était champion d’Europe,  Robben porté en triomphe… et « papa » savourait son intuition.

Crée-toi aussi une « boîte de secours » comme le font les grands joueurs. Un rituel qui te permet de passer à autre chose pour éviter de sombrer dans les spirales négatives bien trop connues…

goffinCela peut être une exclamation positive que tu te répètes ou un geste simple qui te booste, le point serré, par exemple… Apprends aussi  la puissance d’un sourire sur une erreur facile ou refais le geste « à blanc » pour recouvrer la confiance et chasser la pensée négative.… A chacun sa ou ses méthode(s), tâche de découvrir la tienne au plus vite en te questionnant ou en te faisant aider par ton entraineur ou ton coach. C’est un exercice amusant. Profite. Tu dois l’entrainer pour que cela devienne un  automatisme. Un rituel.

Pour ma part, quand j’étais compétiteur, je me répétais inlassablement « Go… souris! ». Ce doit être une exclamation courte, brève, positive et énergisante afin de garder un état émotionnel neutre.

N’oublie jamais non plus que

« Ton mental booste ton corps mais ton corps booste aussi ton mental… »

raquette casséeArrête de coacher ton adversaire avec un comportement inadéquat. Redresse tes épaules et garde la tête droite, les yeux rivés vers un point fixe. Ne baisse jamais les yeux car cela ouvre la porte aux pensées négatives. Tu le sais à présent, tu es seul responsable. Ne te permets pas un geste de colère et laisse ta raquette en dehors de tout ce qu’il t’arrive. Au contraire, n’arrête pas de la respecter, elle te permet aussi d’être un(e) champion(ne). Mes « progresseurs »…

Tous les joueurs peuvent avoir recours à cette technique. Toi aussi. Je t’aiderai à les trouver au fond de toi si tu le désires et si tu n’en sors pas tout seul. Dans le respect de ton adversaire évidemment et sans tomber dans les extrêmes de « Génial Nadal », laissons aux « toqués » leurs propres « tocs ». On en reparlera bientôt.

L’acceptation de ton erreur te permettra ainsi de parvenir à rester relâché et remobiliser ton énergie positive. Cela demande du travail. Beaucoup de travail et de répétitions. Mais crois-moi, le jeu en vaut vraiment la chandelle. Prends plaisir à découvrir ta propre méthode, ta « boîte de secours personnelle ». Action!

Thierry, ton coach.

2 Comments

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *