La confiance en soi 6. La réorientation de sa seconde pensée

Tu as appris ce qu’était une « croyance limitante » et je t’ai appris à tenter de l’inverser. Il existe une autre technique que je vais te dévoiler.

En te posant ma dernière question de savoir « ce que tu ferais différemment dans ta vie si tu avais une pleine confiance en toi », je t’ai fait oublier volontairement ta contrainte en te plaçant autrement devant le problème.

Je t’ai mis en position « méta » et je pense que tu as eu un bon ressenti. Différent en tout cas de celui dans lequel tu t’es trouvé pour dénoncer ta contrainte principale. Un peu comme si j’avais retourné le problème.

Ton système de pensée est simple : une pensée entraîne une autre pensée renforçant et amplifiant même la première et ainsi de suite :

pensées ok
Aidons-nous d’un exemple que tu connais bien sans doute.

ralerTu joues un point important pour égaliser à 5 partout dans le premier set. Tu as l’opportunité de monter à la volée, ce que tu fais de belle manière. Unique chance pour ton adversaire de te contrer, il tente un lob impossible. Le smash est facile mais, un peu trop précipité, tu l’envoies dans le grillage.

Ta première pensée est : « mais comment ai-je pu rater un point pareil, c’est tout moi ça ! » Logique et l’enchaînement est inévitable :

  • Pensée 2 : « c’est à chaque fois pareil, je ne suis vraiment trop nul… »
  • Pensée 3 : « évidemment, je vais perdre ce premier set…»
  • Pensée 4 (qui n’a plus rien à voir…) : « Y’a jamais rien qui va dans cette vie de m…»

Effet papillon inévitable. Perte des deux points suivants , du set et du match. Crise de nerfs, burnout, psychanalyse et tutti quanti…

A ce sujet, après avoir suivi une soixantaine de matchs en compétitions de jeunes pour la réalisation de mon Travail de Fin d’Etudes, j’avais calculé la perte réelle des points après un geste de colère.

2,3 points était la moyenne!

Edifiant, non?

Il ne peut plus être question de cela à présent. Tu dois apprendre astucieusement à apprivoiser la seconde « pensée parasite » en changeant de point de vue (« méta »).

Jacques Salomé, complétant une célèbre phrase de Sénèque affirme :

« Ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui est le plus important, c’est ce que nous en faisons… »

optimisteLa « pensée positive » nous apprend de tenter de faire directement réapparaitre une « pensée parade » bercée de la belle image du prochain point splendide que tu vas réussir (ou toute autre image positive que tu souhaites…) afin de reprendre conscience de ton attention en te concentrant sur la tactique que tu vas utiliser au point suivant, par exemple.

Rappelle-toi aussi ce que tu avais appris grâce à l’article sur ta « boîte de secours ».

Mets-toi en action dès aujourd’hui et à toute occasion qui se présente pour vérifier la véracité de ce concept bouleversant. D’une pensée négative, fais apparaître, en orientant le problème autrement, une image bien plus positive et fertile. Car l’enchaînement des pensées positives sera proportionnel et bien plus profitable que les négatives.

Une astuce qui marche bien pour moi est, une fois la première pensée apparue, te pose la question de savoir :

« Ma vie n’est pas en danger donc, qu’est-ce que je ferais si j’étais moins stupide ?»

sourireSouris et la porte de la bonne pensée s’ouvrira. Tu apprends ainsi à dompter ce cerveau que tu transformes depuis des années en bête féroce…

Chaque joueur pro possède sa propre boîte de secours, je te l’ai appris. Certains fixent l’endroit où est retombée la balle, d’autres effacent la marque ou regardent leur adversaire ou le ciel. Beaucoup sourient. Essaie de reconnaître les mimiques de chacun, c’est assez amusant. Et très intéressant.

Où en es-tu, toi, dans l’élaboration de la tienne?

Exercice de la question qui fait grandir :

  • Aurais-tu la gentillesse de répondre à cette question et noter ta réponse en commentaire.

« Raconte une anecdote qui t’es arrivée où tu as su ouvrir la porte à ta seconde pensée positive et, ainsi, te sentir moins stupide… »

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